Après 23h de vol (rien que ça!) et un
passage éclair par Los Angeles - où j'ai pu
constaté l'accueil très..."chaleureux" (note d'ironie
bien sûr) des douanes américaines qui nous
considéraient pas mieux que du bétail...pour un peu,
on se serait cru revenu dans un ranch à l'époque du
Far-West - l'Airbus A340 attéri sur la piste de
Papeete (prononcez Papéété), Tahiti,
Polynésie.
Nous sommes le vendredi 20 juillet 2007, il est 4h du matin, heure
locale, la température extérieure est
déjà proche de 20°C et on sent l'humidité
qui règne et qui allourdi tout de suite l'air ambiant.
Très honnêtement, je n'ai finalement pas vu le temps
passé, comme je l'appréhendais un peu.
J'ai réussi à dormir pendant presque toute la
durée du vol (...bien fatigué d'avoir
fêté mon départ à plusieurs reprises -
merci encore à mes proches pour toutes ces marques
d'attention) mais je prenais également le temps de lier
connaissance et conversation avec ma sympathique voisine de
siège (on n'est pas des bêtes non plus !
).
Je suis malgré tout un peu marqué par la fatigue, je
ne vous le cache pas, mais j'essaye de "z'yeuter", depuis ma place
à côté du hublot, la terre qui m'attend.
Evidemment il fait encore nuit alors je ne vois pas grand chose
à part les quelques lumières de la ville et de
l'aéroport (on ne se moque pas ! ) mais tellement impatient
de découvrir ces paysages digne des plus belles cartes
postales, j'osais espérer...
Cela étant, je ne réalise pas pour autant ce que je suis en train de vivre...
Je veux tellement immortaliser ce moment unique que
j'en viens à prendre des photos "à la touriste"
(concept du n'importe quoi n'importe comment) en profitant des
premiers rayons de soleil (vers 6h) et en photographiant la sortie
même de l'aéroport.
Premières rencontres avec les polynésiens et
polynésiennes et première surprise : ici le "vous"
n'existe pas, le tutoiement est de rigueur. Ca surprend au
début mais finalement c'est pas si mal, ça met dans
l'ambiance détendue !
J'ai maintenant 4h d'attente pour mon vol de liaison vers
Bora-Bora. Là, toujours sur mon nuage, sur ma propre
planète même, je commence à me poser plein de
questions sur ma vie à venir, un mélange
d'appréhension et d'excitation. Et surtout, la
première des interrogations est de savoir quelle sorte de
"coucou à aile et à moteur" va bien pouvoir m'emmener
à bon port
...Va-t-il falloir pédaler ou pousser
l'avion pour pouvoir s'envoler ??? 




Faisons confiance au pilote, c'est tout ce
qu'il faut se dire ! LoL

